Editeurs, Auto-édité et Organisateurs de Festival

La première barrière

Aujourd’hui, je ne publie pas d’images, pas de dessin ou autres créations. Je vais simplement écrire quelques lignes sur un sujet qui me travaille, une réflexion, quelques questions et j’espère avoir votre opinion.

La nouvelle n’est pas tombé, cependant, je suis entrain de rompre mon contrat d’édition avec YIL. J’y reviendrai dessus dans un autre article. Je souhaite m’auto-éditer et suite à cela je viens de recevoir le premier blocage face à ce statut. J’en avais déjà beaucoup entendu parler mais pas encore vécu, du coup j’en profite en parler ici.

Certains organisateurs refusent de faire venir des auteurs auto-publié. En fouillant sur internet, en discutant avec d’autres auteurs et organisateurs, j’ai eu généralement comme réponse que c’est pour des raisons de qualités. Pour résumer en gros, les auto-édités seraient assimilés à de l’amateurisme et donc pas suffisamment pro et qualitatif pour les inviter.

Pour ma part, j’au reçu le refus d’un festival pour ma participation justement du fait que je serai auto-édité. Sauf que là, ce ne serait pas pour des raisons de qualité. La justification a été claire : 

Malheureusement, nous avons un accord avec de nombreux éditeurs et ne sommes donc pas en mesure d’inviter des auteurs auto-édités.

Un accord avec des éditeurs? Pourquoi pas, c’est sûr qu’on n’allait pas me dire que c’est pour des raisons de qualité puisqu’ils savaient que mes livres étaient déjà sous contrat et publiés chez une maison d’édition.

Question d’accord, d’accord?

Mais quand même, je m’interroge du coup.
Est-il légal pour un festival du livre jeunesse de BD ou du livre de refuser des auteurs auto-édité sous prétextes d’un accord avec les éditeurs interdisant la venu des auto-publiés?
 
N’y a t’il pas là une forme de discrimination? Un auteur auto-édité c’est ni plus ni moins qu’une maison d’édition à lui tout seul après tout. Alors pourquoi?
 
Pourquoi un tel accord entre organisateurs et éditeurs? Quel genre d’accord?

Au risque de passé pour le complotiste-négationniste-de-la-mort-qui-râle-of-the-yeah, je pose quand même les questions. Les éditeurs auraient-ils peur de perdre des parts de marché face à des auto-édités? Ou peut-être peur que leurs auteurs sous contrats ne préfèrent fuir vers l’auto-édition?

C’est déjà très difficile pour les auteurs à tous les niveaux alors pourquoi leur mettre encore plus de bâton dans les roues en les empêchant de se faire voir et connaitre? N’est-ce pas une mauvaise chose pour la culture que de se restreindre uniquement à ce que propose les éditeurs?

Que pensez-vous de tout ça? Vos avis m’intéresse alors n’hésitez pas à commenter, partager et liker cet article.

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